Psychologie


C’est quoi ?

La permanence psychologique de l’association IPPO est un espace pour soi.

Elle permet à toute personne en situation de prostitution (passée ou présente) qui le souhaite, d’avoir un espace pour elle, où elle peut venir déposer, et travailler selon son désir, les choses qu’elle vit, et notamment celles qui sont difficiles pour elle, qu’elles soient liées à son histoire passée, sa vie actuelle, ou encore ses préoccupations concernant le futur.

Les choses y sont échangées dans le respect de la confidentialité, de l’anonymat, et de l’intégrité de la personne.

C’est qui ?

La permanence psychologique est assurée par une psychologue clinicienne, salariée au sein de l’association.

Elle travaille avec les personnes en situation de prostitution dans différents contextes : victimes d’agression ou de violences, problématiques liées à la migration, expériences traumatiques et syndrome de stress post-traumatique, situation de traite des êtres humains, sexualité(s), trans-identité,  parentalité ou désir d’y accéder, blocages corporels, difficultés ou inquiétudes liés au travail dans la rue, périodes de crise ou de questionnement personnel…

C’est où et c’est quand ?

La psychologue de l’équipe rencontre les personnes qui le souhaitent, sur rendez-vous :

  • A l’accueil de jour de l’association (14 rue Villedieu, à Bordeaux), les mardis, mercredis et jeudis, de 14h à 17h.
  • En entretiens vidéos sur internet, ou par téléphone pour les personnes pour qui il peut être compliqué de venir à l’association, pour différentes raisons (distance géographique, appréhension d’une rencontre physique…)

Qu’est-ce qu’on y fait ?

Il est parfois compliqué de parler des choses difficiles qu’on vit et qu’on a à l’intérieur de soi à ses proches (parce qu’on ne veut pas les inquiéter, parce qu’on a peur de leur jugement, parce qu’ils sont loin ou absents…).

La rencontre avec un psychologue est un espace d’écoute qui peut permettre de :

  • Dire, ou dire autrement, parce que certaines choses ne sont pas exprimées dans les mots, mais passent dans les gestes et les actes, dans les manières de faire, d’être et d’être en relation.
  • Pouvoir être entendu, entendu autrement, entendu pleinement, parce que l’écoute du psychologue y est empathique, attentive, globale, et créative.
  • S’autoriser à être pleinement soi, grâce à l’écoute non jugeante d’un tiers (le psychologue), qui permet de s’accorder le droit d’avoir des besoins et désirs qui nous sont propres, (re)prendre confiance dans ce qu’on vit et ressent, mieux appréhender et peut-être faire bouger son regard sur soi, repérer et soutenir ses forces de vie, prendre contact avec son intériorité (sentiments, rêves, inconscient…), relier ses pensées, ses sensations, ses actes, et ses affects…
  • Avoir un cadre sécurisant pour pouvoir, au rythme propre à chacun, et si on le souhaite, explorer son monde interne et notamment mieux approcher des zones de son vécu qui peuvent être compliquées, angoissantes ou méconnues, en profitant de la sécurité permise par la présence d’une personne formée à l’accompagnement de ce cheminement.

 

Il peut aussi être difficile d’aller voir un psychologue, avec de nombreuses questions qui peuvent nous faire appréhender cette rencontre, alors même que quelque chose à l’intérieur de soi voudrait l’envisager : Que vais-je lui dire ? Que va-t-il penser de moi ? Est-ce que ça va vraiment m’aider ? Vers quoi ça va m’amener ?…  Ce sont des questions auxquelles il n’y a pas de réponses a priori. Elles vont se construire dans l’interaction chaque fois inédite qui va se créer dans la rencontre entre une personne et un psychologue, afin que la personne puisse au fil du temps y trouver des réponses qui lui seront propres, et qui pourront évoluer avec le temps.

 

La psychologue de l’équipe peut travailler avec les personnes en situation de prostitution présente ou passée, dans différents contextes : victimes d’agression ou de violences, problématiques liées à la migration, expériences traumatiques et/ou syndrome de stress post-traumatique, situation de traite des êtres humains, sexualité(s), trans-identité,  parentalité ou désir d’y accéder, blocages corporels, difficultés ou inquiétudes liés au travail dans la rue, périodes de crise ou de questionnement personnel…

 

L’écoute y est :

  • EMPATHIQUE : on travaille à comprendre, ensemble, ce que vit la personne. Le non-jugement y est principe important, pour accepter la personne avec tout ce qu’elle est, vit, et ressent. La pratique de la prostitution et les autres choses qui font la vie, peuvent y être évoquées sans crainte.
  • ATTENTIVE à l’histoire de la personne et aux symptômes qui peuvent toucher la tête et/ou le corps (insomnies, cauchemars, angoisses omniprésentes ou récurrentes, vécu dépressif, sentiment de confusion ou de vide, somatisations, interrogations qui occupent la tête…). Cette écoute attentive permet aussi d’entendre les choses qui ne parviennent pas à se dire, les thèmes qui reviennent à des endroits qui apparaissent pourtant comme bien différents, les points où semble souvent s’arrêter la pensée…
  • GLOBALE : accueillir la personne dans toutes les couches qui font sa spécificité : pensées, affects, comportements, vécu corporel et sensoriel, identité et culture, séparations ou pertes douloureuses, traumatismes anciens ou récents…
  • Elle tente aussi d’être CREATIVE, pour travailler à redonner à la personne de l’espace de pensée, de l’autonomie psychique, de la capacité d’être et d’agir, malgré (et avec) les épreuves de la vie.

La consultation psychologique est un espace principalement articulé autour la parole, mais lorsque c’est pertinent dans le processus thérapeutique et souhaité par les deux protagonistes, on peut aussi y faire des expériences autres, notamment en travaillant à partir d’images (réelles ou mentales).

 

Les entretiens peuvent être réguliers et donner lieu à des suivis sur la durée, ou plus ponctuels.